mercredi 15 avril 2015

Se séparer d'un enfant pour mieux profiter de l'autre

Mon titi est un "grand". Oui, 6 ans, tu comprends, il a ses potes, ses habitudes, ses répliques bien à lui, son caractère.. Il accapare toute l'attention. Constamment.

Je ne sais pas comment ca se passe à l'école, mais à la maison, on entend que lui.
Il parle, chante, danse, a toujours une réponse à tout.

Même quand c'est à sa petite soeur qu'on a posé la question.
Il répond pour elle. Elle ne peut pas en placer une, il a déjà répondu à tout.
Pour autant, elle ne s'en offusque pas, elle a l'habitude.

Moi j'avoue, ca m'énerve un peu.

J'ai l'impression qu'elle s'exprime moins bien que lui au même âge, parce que, après tout, elle n'a pas besoin, il répond pour elle.
Elle a déjà un caractère un peu "sauvage". Ceux qui nous connaissent le savent bien, elle n'accorde pas sa confiance ou son bonjour à n'importe qui, alors une conversation, attention !!

Titi est parti lundi, 4 jours, avec le centre aéré. Dans les Vosges, au grand air, avec ses copains.

Je découvre ma mini.
Elle me parle tout le temps, de tout, de rien, me raconte des choses qui lui viennent à l'esprit, qu'elle n'aurait pas osé dire si son frère était là.

Elle rit, danse, m'interpelle sans cesse.
Elle comble le vide de l'absence de son frère.

Nous passons nos journées toutes les 2. Un ciné, du shopping, un resto, elle me raconte ses journées à l'école que j'ai tant de mal à connaitre en temps normal.
Nos après-midi à s'amuser au jardin, jouer au ballon, faire de la balançoire, lire... Sans que quelqu'un lui dise quoi faire ou dire.
Elle s'épanouie d'une façon incroyable !

Mon titi me manque, il rentre demain, il va en avoir des choses à nous raconter !
Il manque aussi à sa soeur, elle me demande plusieurs fois par jour où il est ou ce qu'il fait.

Mais ce temps, sans lui, est nécessaire, à elle, à moi, à chéri qui profite de sa princesse les soirs.
J'espère que demain, à son retour, notre équilibre à 4 sera plus stable, et que chacun d'entre nous pourra s'épanouir normalement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 14 avril 2015

Nous parlions d'amour de peur de nous parler d'autre chose

Oui, le titre est un peu long, c'est ce que je me suis dit aussi !

Le dernier livre de Mr Edouard Moradpour, qu'il m'a très gentiment fait parvenir, après le Mausolée, dont j'avais parler ici.



Dans ce dernier opus, on reconnait parfaitement le style de l'auteur. De longues descriptions des lieux, des tenues (parfois un peu longues), des dialogues et un vocabulaire très recherchés.

Voici le résumé de l'auteur : 
Lui, Julien, grand avocat d'affaires parisien, collectionneur, mène sa vie avec autorité et grand train, sans toutefois réussir à trouver l'idéal féminin qu'il recherche tant. Elle, Eléonore, violoniste de talent dans un orchestre symphonique, ne réussit pas la carrière artistique qu'elle mérite, tout en vivant des amours sans passion. Rien, a priori, ne semble pouvoir les rapprocher – jusqu'au jour où le destin les frappe tous deux des premières atteintes de maladies apparemment irréversibles. Leurs chemins vont se croiser à Zurich, dans une salle d'attente improbable. Tous deux veulent fuir une déchéance qui leur est insupportable. De cette rencontre fortuite et désespérée dans un lieu incertain, se produira le coup de foudre inattendu, nourri par l'art, la musique et la passion. Mais n'est-il pas déjà trop tard ? Dans un décor de tragédie, un roman délicat et puissant sur la naissance d'une passion amoureuse qui semble pourtant condamnée. Une histoire hors normes qui garde un suspense subtil jusqu'à la dernière ligne.

Et je dois malheureusement avouer que j'ai été un peu déçue.
La première partie est trop longue, une intrigue qu'on ne comprend pas trop, on se demande ou il veut aller, et quand enfin les personnages vont se rencontrer.

Le thème du suicide assisté n'est pas selon moi suffisamment abordé, j'aurai voulu plus de détail à ce sujet, pourquoi, comment, etc...
L'histoire d'amour ne m'a pas convaincu, j'ai eu du mal à comprendre pourquoi et comment les personnages tombaient amoureux l'un de l'autre.

J'ai par contre apprécié la dernière partie, où j'ai espéré que ca se passe comme je le voulais (mais je ne vous dirai pas quoi, suspense !), et qui peut nous conduire à une suite de cette histoire...

Un avis relativement mitigé, mais si je peux me permettre, plutôt qu'un livre, peut être un scénario, a retravailler. En effet j'ai facilement tendance a fabriquer les images de mes romans dans ma petite tête, et je suis sûre que celui-cia serait mieux compris avec des images, plutôt que des mots !


Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 20 février 2015

Lettre à Monsieur le Premier Ministre

Cher Manuel, 

Tu m'excuseras, je vais te tutoyer, ce sera plus simple, et après tout depuis quelques jours, tu fais un peu parti de ma vie quotidienne, alors, pourquoi pas !

Je voulais te parler de cette loi qui fait grand bruit cette semaine, celle qui porte le nom d'un jeune ministre, un érudit parait-il...

Tout d'abord, je pense qu'il faut que je me présente, nous sommes beaucoup de citoyens, tu ne peux pas connaitre tout le monde.

Je suis une jeune trentenaire, française, née de parents français, et j'ai grandis dans ma campagne lorraine, entourée des miens, modestement mais ne manquant jamais de rien.
Je suis fonctionnaire, c'est donc un peu toi mon patron ! Je revendique encore le fait que la fonction publique est là pour rendre service aux autres. J'aurais pu exercer dans le privé, gagné plus d'argent, et pourtant j'ai choisi de rester ici, pour avoir l'impression d'être utile.
Je suis marié a un merveilleux homme, dont la culture et la religion sont différentes de la mienne. Ses parents sont arrivés d'Asie dans les années 70, pour fuir un massacre malheureusement bien connu, ils ont eu 3 enfants, et les ont élevés avec cette double culture tellement enrichissante, ils ont travaillés durement toute leur vie, entrepreneurs dans un pays "en crise".

J'ai aujourd'hui 2 enfants, qui grandissent avec les même valeurs que nous, et à qui nous essayons d'apprendre tous les jours a respecter son prochain, et apprendre a travailler pour obtenir ce qu'on souhaite, chose devenue difficile en ces temps...

Mais voilà, depuis quelques jours, notre vie "idyllique" est en train de tombé en miette...

Mon mari, est depuis seulement quelques mois, un entrepreneur heureux. Il a trouvé sa voie, en rachetant l'auto école dans laquelle il travaillait depuis plusieurs années, au départ en retraite de son patron.
Il travaille énormément, emploie 2 personnes, et fait progresser "sa petite entreprise" autant que possible, parfois au détriment de notre vie de famille, mais l'énorme fierté que je ressens pour ce travail accompli comble bien les quelques manques.

Et puis tu as décidé que s'en était fini.

Mon mari a passé un brevet d'état pour pouvoir exercer son métier. Il a passé un concours, suivi une formation de plusieurs mois, passé des épreuves pour l'obtenir. Et il se remet en question très souvent pour pouvoir offrir à ses élèves la meilleurs formation possible et les lancer vers la bonne route de la conduite, chose peu évidente avec "les jeunes d'aujourd'hui".

Et donc avec ton 49.3, tu viens de lui dire, à lui, et à tous ses collègues, qui travaillent plus de 60h par semaine, qu'en fait, leur diplôme, c'est de la crotte, que n'importe qui peut faire leur travail....

Il ne faut plus de monopole... le tarif de l'heure de conduite doit baisser...
Puis-je juste te rappeler que sur une heure de conduite à 38 euro, mon chéri en récupère pour lui, tiens toi bien, 1 seul... La plus grosse partie te revenant à toi, l'Etat, et toutes les taxes que tu lui demandes....

Et donc, d'ici quelques mois, n'importe qui pourra enseigner la conduite, et comme les postiers ne sont pas inspecteurs, ils distribueront des permis comme ils distribuent le courrier...

On se reparle d'ici 5 ans, pour regarder ensemble la merveilleuse augmentation du nombre d'accidents et de tués sur la route, OK ?

Ah et puis, mon cher mari entrepreneur, qui est juste écœuré, va peut être se retrouver au chômage, et ses 2 employés avec, alors d'ici là, je pourrais peut être communiqué sur Pôle Emploi, comme Harmony..

Voilà l'état d'esprit du moment, quand tu parles de faire remonter la croissance de ce pays, moi j'ai juste envie d'en changer, d'en trouver un où l'on empêche pas les gens de travailler et où on prend en compte l'avis de la population qui nous a élue....

Je pourrais en dire beaucoup plus, mais je préfère passer du temps avec mes enfants, alors je m'arrête là...

Je te dirais bien "bien à toi", mais ce serait mentir, ce que je ressens pour toi aujourd'hui, ne serait pas poli à lire.

Rendez-vous sur Hellocoton !